08 Juin Le bar à la mouche #3

Une bonne année s’est écoulée depuis le dernier article traitant de la pêche du bar à la mouche. Une année assez dense en travail, la fin de mes études approchant, et riche en rencontres et découvertes.

 

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Vous l’avez surement remarqué, les articles sont rares depuis quelques mois. J’avoue passer énormément de temps à travailler pour l’école et l’entreprise, alternance oblige, et aussi beaucoup de temps pour un autre site que vous connaissez surement : Le Mouching. Si ce n’est pas le cas, foncez ! Toujours est-il que je n’ai pas eu l’occasion de pêcher énormément cet hiver. Mais la reprise est bien là ! Et à l’heure où je vous parle, je prépare déjà la sortie du week-end qui approche à grands pas.

Que vais-je donc bien pouvoir vous raconter ? On va commencer par du technique : quels postes exploiter en début de saison ? On va dire que le début de saison s’étale de début mai (et encore, c’est très léger) à mi-juin. Un mois où les petits poissons seront donc très présents sur la côte, et où il sera assez compliqué de capturer un gros poisson. Sauf coup de chance, ou persévérance tard le soir…

Un poste que j’ai beaucoup pêché ces derniers temps : les plages rocheuses. Ce sont des zones où la roche est très plate et où vous pouvez évoluer en wadding très facilement. D’après mes recherches, elles sont identifiées comme « basses côtes rocheuses » et « platiers rocheux« … Vous voyez de quoi je parle ?!

Ces zones sont en fait des lieux de passage ou de reproduction de la petite faune piscicole du coin (éperlans et compagnie). Ces concentrations de petits poissons attirent donc énormément de poissons prédateurs : lieus, bars, maquereaux… Mes premières observations ont eu lieu il y a un mois, à la mi-mai. Un soir, début de montante avec un coefficient de marée de 70. Très beau temps, pas de vent. Vers 21h, tout a démarré : les petits poissons se mis à exploser en surface un peu partout et après quelques secondes des aspirations et des attaques spectaculaires ont eu lieu. Ce soir là, j’étais pris au dépourvu. Ma mouche s’est vue ignorée du début à la fin…

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Et puis, il y a deux semaines, tout s’est accéléré. J’arrive sur ce même poste aux alentours de 18h. Après quelques minutes, de petites chasses éclatent ici et là, mais rien de violent. Sauf que les évènement ont mal tournés : un orage assez violent éclate. Il durera 3h. Je reviens donc à la tombée de la nuit. La mer est très haute, on approche de l’étale. C’est en arrivant les pieds dans l’eau que je me rend compte du massacre qui est en train de se jouer sous mes yeux. Ca explose dans tous les sens. Je vois des chasses tous les trois mètres. je verrai même des poissons filer à toute allure entre mes jambes. Ce soir là, je parviens à capturer une bonne dizaine de bars en à peine trente minute. Rien de mailler cela-dit… Et c’est là que je me pose la question : y’a-t-il des poissons maillés dans toutes ces chasses ?! La réponse, je ne l’avais pas. Jusqu’au week-end dernier.

Même poste. Plein milieux de l’après midi. Marée montante, on approche de l’étale. L’eau est déjà bien répandue sur les rochers, la hauteur d’eau varie de 30 centimètres à 1 mètre. Je remarque d’entrée de jeu qu’il y de l’activité avec pas mal de petits mulets à se balader et quelques bancs de petits poissons (éperlans). Et les chasses commencent. Je commence à capturer quelques poissons d’environ 30cm sur une petite mouche de type « glass minnow« .

S’en suit un véritable festival. A chaque lancer, un mini bar vient la mouche. Je fais tout pour que ces petits poissons se décrochent dans l’eau. Si vous pêchez un peu au leurre, vous avez surement déjà entendu parler de la technique qui consiste à laisser une perche se décrocher de votre « lipless » puis de ferrer la perche plus grosse qui viendra s’en emparer quelques instants plus tard. Ici, c’est la même chose ! Les bars qui suivent montent sans hésiter sur la mouche.

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Pour ce genre de pêche, une soie de 8 est amplement suffisante pour lancer des mouches souvent assez petites. Nul besoin de gros streamers : les bars n’en voudront pas. Cependant, une pointe en 30/100 en fluorocarbone est de mise. La proximité avec la roche risque de rapidement endommager votre ligne. On a pas besoin de ça ! Les lancers devront s’adapter en fonction de la hauteur d’eau, de la marée et des chasses que vous pourrez repérer. J’ai capturé des poissons à moins de 3 mètres de moi, comme à plus de 20 mètres. Le tout c’est de passer au bon endroit au bon moment.

En fin de compte, ce jour là, je capturerai un bar tout juste maillé. Le seul poisson correct que je verrai. Mais je suppose qu’il n’était pas seul. Sont-ils plus loin ? Plus méfiants ?

J’espère que ces quelques conseils cous seront utiles. Je compte dans les semaines à venir vous faire un tutoriel de montage d’un streamer que j’utilise beaucoup tout au long de l’année mais qui est très efficace en ce moment. Le timing sera surement loupé mais au moins vous aurez toutes les cartes en main pour exceller l’année prochaine !

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